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Pet-sitter professionnelle

Pet-sitter professionnelle : rencontre avec Noémie Goury

Pet-sitter professionnelle, aujourd’hui nous partons à la rencontre de Noémie Goury qui a accepté de nous informer sur ce métier encore trop méconnu du grand public.

Bonjour Noémie,

Pour commencer, pourriez-vous vous présenter brièvement ?

Noémie Goury, je suis spécialiste du chat en tant que cat-sitter et comportementaliste. A travers ma société « Ronron à domicile », je propose différents services notamment la garde à domicile de chats mais j’interviens également pour des bilans lorsque le(s) chat(s) ont des comportements gênants pour l’humain et/ou en prévention avant l’arrivée d’un nouveau venu au sein du foyer (enfant ou autre animal).

Y a-t-il des chats qui comblent votre vie ? Un petit mot sur eux ?

Mia, une minette de 6 ans. Elle s’était faufilée, en décembre 2015, dans l’appartement de ma sœur avant sa journée de travail. Personne ne l’a réclamée malgré les recherches et étant encore un chaton de quelque mois je l’ai donc adoptée. C’est grâce à elle que je me suis lancée dans cette aventure de la garde de chats et que j’ai développé mon activité en comportementaliste. Elle est également l’image de mon entreprise (logo). Je pense que sans elle je n’aurai jamais pensé à me lancer dans l’entreprenariat et proposé ce genre de services, car quand on n’y est pas confronté, on ne connait pas vraiment les besoins.

Pouvez-vous nous éclairer sur le métier de Pet-sitter ?

Le métier de pet-sitter, consiste à aller chez une personne, en son absence, pour garder ses animaux. La visite à domicile est le mode de garde le plus adapté au chat, car l’environnement est très important chez le chat. Pour un chien, on orientera plus vers une pension, donc une garde chez le pet-sitter, car le lien social est plus important chez le chien.

Vous avez créé votre entreprise de cat-sitting « ronron à domicile » en 2019. Puis-je vous demander ce qui vous a poussé à vous reconvertir dans la garde de chats ?

En 2017, nous avons dû partir plusieurs jours à l’étranger avec ma famille et mes proches pour un mariage. Je n‘avais donc pas de solution de garde pour Mia, ma minette qui avait un peu plus d’un an.
C’est en faisant des recherches que j’ai appris l’existence du métier de pet-sitter. Etant assistante de gestion PME-PMI en congé parental, c’était donc le moment pour moi de me lancer dans l’entreprenariat en combinant métier et amour pour les chats.
C’est alors que je me suis renseigné pour devenir Cat-sitter et j’ai créé Ronron à domicile pour aider les propriétaires de chats à partir sereinement en vacances. Mais également proposer un service de qualité, car je fais à mes clients ce que j’aimerai qu’on me fasse pour Mia. Lorsque je faisais garder Mia par des proches je n’avais aucune nouvelle ce qui était assez frustrant… A cela c’est ajouté la nécessité d’aider les associations de protection animale en proposant des tarifs préférentiels pour encourager les gens à adopter en association et faciliter le déplacement des familles d’accueil dont l’implication est vitale pour le bon fonctionnement d’une association. Etant moi-même bénévole pour une association féline, je propose donc un service qui me ressemble.

A quoi ressemble une journée type pour un pet-sitter ?

En période forte comme juillet/août, c’est commencer les gardes vers 7h30/8h et faire sa pause déjeuner rapidement avec le chat qui appréciera le temps supplémentaire que je passerai avec lui en mangeant. Tout en faisant attention au pic de chaleur en plein milieu de journée pour mes vieux matous et éviter les coups de chaud. Je termine vers 19h/20h et cela 7 jour sur 7 durant 2 mois. Habitant dans une zone rurale je fais beaucoup de route entre chaque visite. Une visite dure environ 30 minutes plus ou moins selon le nombre et les besoins des/du chat(s). C’est assez intense mais nos petits protégés nous le rendent tellement bien.

Voici une idée d’une visite type

En arrivant je vérifie l’état de santé du chat puis remplissage de la nourriture, eau, pâtée, croquettes en fonction de ses habitudes. Pendant qu’il mange, je fais le nettoyage des litières, gamelles etc. Puis selon le chat je propose une séance jeu, caresses et/ou brossage.
C’est le chat qui décide de sa visite. A la fin de chaque visite je fais un compte rendue à mes clients accompagné de photos ou vidéos. Des visites rythmées par des moments de jeu en folie et/ou des moments douceur avec des ronrons, du brossage, des câlins. Un environnement de travail assez agréable quand tout va bien. Car il ne faut pas oublier que certaines fois, on peut rencontrer des chats avec des conduites agressives ou des urgences vétérinaire qui chamboulent toute une journée et génèrent du stress.

Etes-vous disponible toute l’année ? Votre activité a-t-elle connue un succès immédiat ?

Je suis disponible toute l’année sauf quand je m’impose des week-ends off ou congés. Des clients me laissent leurs clés à l’année pour plus de flexibilité ceux qui est un grand avantage pour eux.

J’ai créé mon entreprise un 02 février et j’ai eu mes premières gardes dès le 1er mars. Pour mon 2ème été, en 2020, j’ai dû réduire ma zone d’intervention et refuser des clients. C’est l’effet post-confinement et le bouche à oreille que la demande a explosé sur mon secteur. Cette année encore je réduis mes zones d’interventions n’arrivant pas à satisfaire toutes les demandes de 20km autour de mon domicile. J’ai donc décidé de m’entourer de consœurs de confiance pour m’aider à répondre à la demande durant l’été.

A l’heure actuelle, le pet-sitting est souvent vu comme un « hobby » permettant d’obtenir un peu d’argent de poche pour un jeune étudiant. Que pourriez-vous dire pour convaincre les gens de faire appel à un service professionnel ?

Pour beaucoup de personnes, il suffit d’aimer les animaux pour faire de la garde. Cependant, il ne suffit pas d’aimer les chats pour bien s’en occuper. Il faut connaitre un minimum, notamment les symptômes à ne pas négliger pour une urgence véto, les signes et signaux de mise à distance du chat, savoir comment s’y prendre pour que le chat ne soit pas stresser par le changement dans son quotidien. Les clients nous laissent leur chat qui est un membre à part entière de la famille mais également leur domicile et leur intimité, il est donc important que cette personne soit de confiance.

Un vrai professionnel doit être formé aux comportements du chat, aux premiers secours, avec une assurance, un savoir-faire mais également des obligations. Trop souvent j’ai des appels de personnes qui me demandent de garder leur chat du jour au lendemain car la personne qui devait s’en occuper ne peut plus. Un professionnel lui, se doit de tenir ses engagements.
J’ai également trop de témoignages de personnes se demandant si quelqu’un est bien passé durant le séjour. Avec un vrai professionnel vous avez des nouvelles tous les jours et une assurance que la personne est bien passée. Je parle de « vrai professionnel » car comme pour tout métier il y a de tous, d’autant que le métier de pet-Sitter n’est pas réglementé. D’où l’importance de bien choisir le professionnel (ses formations, sa méthode de travail, les avis des autres clients etc.)

Vous n’êtes pas seulement cat-sitter. Vous proposez également des services de « comportementaliste félin » Vous avez même intégré l’équipe de « Animautopia » sur la formation PET-SITTER et DOG-WALKER. Pouvez-vous nous en parler ? Qu’apprenons-nous au cours de cette formation ? Et à qui s’adressent-elles ?

Quand je me suis lancée en tant que cat-sitter, il n’y avait pas de formation, elles sont arrivées 5 mois après mon lancement. Cela m’aurait énormément aidé dans certaines situations et je me serai lancée plus sereinement. J’ai donc appris dès choses à mes dépends des réussites mais aussi des erreurs…

Quand Gwendoline Le Peutrec Redon m’a proposé d’être formatrice pour Animautopia j’ai
immédiatement accepté. Quelle plaisir pour moi de former, de faire profiter de mon expérience et de mon savoir-faire aux futurs Pet-sitters professionnels.
Avoir de bonnes bases et une bonne pratique dès le début est important pour le bien-être de l’animal et de ses clients, mais c’est également un vrai gain de temps. Cette formation s’adresse à toutes les personnes souhaitant s’informer et/ou se reconvertir en tant que Pet-sitter et Dog walker.
Pour la partie chat, nous apprenons, tous se qu’il faut savoir sur le comportement du chat en visite ainsi que les différentes situations auxquelles nous pouvons être confrontés et savoir comment réagir en cas de symptômes de maladie à ne pas négliger, de conduites agressives etc…
Pour la partie cat-sitter, comment organiser sa journée et toutes les choses à savoir comme la gestion des clés, sac du pet-sitter etc… J’apporte des cas concrets que j‘ai vécu avec des vidéos ou des témoignages de consœurs.
Et pour finir la partie administrative, de la création d’entreprise à la communication, avec tout l’aspect réglementaire, juridique, légal etc.
J’anime cette formation avec Romy Sauvageot qui s’occupe de la partie canine (dog walker).

Noémie Goury, je vous remercie pour votre participation. Je suis ravie de faire découvrir à d’autres « chats addicts » le métier de CAT-SITTER. Souhaitez-vous ajouter quelque chose pour conclure ?

Je souhaite ajouter un point sur le métier de comportementaliste du chat, qui complète bien le cat-sitting. Mais un métier qui doit bien être différencier du pet-sitter. Quand je suis chez mes clients en cat-sitting et que je vois certaines choses, je ne peux que conseiller mes clients et si cela est vraiment problématique, proposer un bilan. Cependant, si la démarche ne pas vient du client cela n’aura aucun effet. Il est donc important et pas forcément évident pour certains, de séparer le cat-sitter du comportementaliste.

 

Retrouvez les services de Noémie Goury dans l’Oise et Val d’Oise sur ronronadomicile.com  et sur facebook 

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